La Semaine de la santé mentale débute ce matin et se terminera le 9 mai 2021. Cette année, le thème est « Quand on met les mots, on apaise les maux. » Personnellement, je trouve ce slogan brillant.

« Les émotions intenses peuvent s’apaiser lorsque nous les verbalisons. En mettant des mots sur ce que nous vivons, la douleur s’atténue. Alors, tentons de comprendre et de dire ce que nous ressentons. Est-ce de la colère? De la joie? De la frustration? De la tristesse? Tout cela, c’est tout à fait sain, » écrit-on sur le site de l’Association canadienne pour la santé mentale.

Bref, donnons-nous la permission d’exprimer notre douleur, nos doutes.

Il faut reconnaître que les choses ne se sont pas améliorées depuis la Semaine de la santé mentale de 2020. Ainsi, l’Indice de santé mentale de la firme Morneau Shepell fait état d’une situation inquiétante. Selon cette firme, l’apparition de plusieurs variants très contagieux, de restrictions à l’échelle nationale et de l’apparition d’une troisième vague font en sorte que la santé mentale des Canadien·ennes demeure précaire.

Nul n’ignore aussi que les femmes subissent de plein fouet les répercussions négatives de la pandémie. Elles travaillent souvent dans des contextes professionnels exigeants psychologiquement, comme par exemple le milieu des soins et les commerces de détail, ou dans des secteurs où les emplois se font rares, comme l’hôtellerie. En plus, elles doivent soutenir leur famille une fois de retour à la maison. Cette charge mentale décuplée par la pandémie a des conséquences sur elles.

Je sais aussi que plusieurs d’entre nous, dans tous les corps de métier, luttent contre le découragement, la colère, la peine.

Il faut donc nous donner le droit de parler ouvertement de ces questions et oeuvrer afin d’aménager des lieux de travail plus sains et plus inclusifs. Transformons notre société en un espace sécuritaire qui permettra à tous et toutes de s’exprimer sans crainte à ce sujet. C’est le seul moyen de venir à bout de ce terrible fléau dont les répercussions négatives sur les individus et sur l’ensemble de notre société sont innombrables.

Ne baissons pas les bras, continuons la lutte et entraidons-nous; soyons solidaires et écoutons celles et ceux qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. 

Ensemble, nous en viendrons à bout.

François Laporte
Président de Teamsters Canada
Vice-président de la Fraternité internationale des Teamsters

Liste de ressources utiles :

Obligatoire : une initiative en santé mentale de :
http://teamsters.ca/fr/santementale/

Association canadienne pour la santé mentale :
http://mentalhealthweek.ca/fr/trousse-doutils/

Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail : Cours en ligne gratuits en santé mentale :
http://www.cchst.ca/topics/wellness/mentalhealth/index.html

Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail :
http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/ce-que-nous-faisons/sante-mentale-en-milieu-de-travail/norme-nationale

Centres de crise :
http://thelifelinecanada.ca/fr/help/crisis-centres/

#ParlerPourVrai